Pompiers privés : des casernes dans les usines

Opérationnel - Le 28 février 2019

[Magazine] Équipier de seconde intervention (ESI), pompier d’entreprise, pompier industriel… Si les termes pour qualifier les pompiers privés sont multiples – à l’image de la variété des sites sur lesquels ils interviennent –, l’énergie qu’ils mettent à défendre les personnes et les biens se résume en un seul : pompier, à part entière.

POMPIERS PRIVÉS : DES CASERNES DANS LES USINES

«Les incidents susceptibles de se produire sur notre site de 100 hectares sont très divers et présentent de gros risques potentiels : engins qui brûlent dans le parc à bois, incendies sur des installations, feu sur un essieu de camion stationné au niveau du quai de chargement, etc. Pour y faire face, nous pouvons compter sur 61 équipiers de seconde intervention (ESI) spécialement formés, qui occupent au quotidien toutes sortes de métiers au sein de notre établissement et sont prêts à intervenir dès que l’alarme incendie se déclenche», confie Bruno Conan, responsable des équipiers de seconde intervention de l’entreprise Swiss Krono, implantée à Sully-sur-Loire, dans le Loiret. Leader européen sur les produits dérivés du bois, cette entreprise emploie 400 salariés dans son usine du centre de la France qui produit, chaque année, un million de mètres cube de panneaux mélaminés. Un établissement répertorié qui nécessite de prendre de grandes précautions en matière de lutte contre l’incendie. Le choix a été de s’appuyer sur des pompiers privés bénévoles qui occupent des fonctions d‘opérateurs sur machine, caristes ou encore mécaniciens au sein de l’entreprise. Bruno Conan, qui est également lieutenant SPV au CIS de Sully-sur-Loire, se souvient des sinistres qui ont été évités grâce à ce dispositif : «En 2015 par exemple, les ESI ont pu stopper la propagation d’un feu avant qu’il ne touche notre grande presse principale de 43 mètres de long qui nous sert à fabriquer les panneaux de bois en mélaminé. Les conséquences économiques de la destruction de cet atelier de production auraient été catastrophiques».

Missions et compétences des pompiers d’entreprise

«Le pompier d’entreprise, c’est celui qui a une tenue de feu comme nous autres sapeurs-pompiers, et dispose d’un engin d’attaque. Au lieu d’être dans le centre de secours d’une commune, il évolue au sein de son entreprise et monte des gardes, prêt à partir en intervention en cas d’alarme», résume le capitaine Claude Vidal, conseiller technique auprès de la vice-présidence de la FNSPF chargée du développement des compétences, des profils et de l’innovation. En février 2016, la Fédération française des métiers de l’incendie (FFMI) a présenté la fiche de mission « pompiers d’entreprise » élaborée sous sa gouverne par un groupe de travail. Celle-ci détaille les compétences et attributions des équipiers de seconde intervention présents sur les sites industriels. Dans le domaine de la prévention, le pompier d’entreprise a pour missions, en particulier : la mise en œuvre des procédures, protocoles, et consignes spécifiques aux objectifs de protection ; la sensibilisation des salariés aux consignes internes ; la gestion de l’aptitude à l’emploi des moyens affectés à la sécurité passive et active ; la participation à la formation des salariés et du personnel d’entreprises intervenant aux manœuvres d’incendie et à l’utilisation de certains matériels. Dans le domaine de l’intervention, il a pour missions en particulier : la mise en sécurité des personnes ; le secours aux personnes ; la sauvegarde des biens et des actifs stratégiques ; la mise en œuvre des moyens affectés à la sécurité passive et active ; l’information et l’accueil des intervenants des Sdis. Pour la première fois, ce document a également précisé le niveau de compétences requis de ces primo-intervenants qui ont un rôle stratégique dans l’entreprise. L’équipier doit ainsi être apte aux interventions SAP / INC / DIV, à l’adaptation aux risques RCH / RAD / POL / IMP, au port des ARI et formé PSE2. Les rédacteurs de ce document se sont inspirés des pratiques en vigueur pour les pompiers d’aéroport. À l’exemple de ceux de la plate-forme aéroportuaire de Beauvais (60), qui appartiennent au service de sauvetage et de lutte contre l’incendie des aéronefs (SSLIA). Vingt-et-un pompiers y montent des gardes pour intervenir dans un délai de trois minutes maximum. Pour les aider dans leurs missions, ils peuvent compter sur des matériels et des équipements de pointe tels que les véhicules d’intervention mousse de grande capacité. Il était important de mettre en forme ces compétences et attributions dans ce document car les établissements, souvent classés Seveso, dans lesquels les pompiers industriels interviennent, sont soumis à des réglementations contraignantes en matière de prévention et de lutte contre les incendies et les sinistres. Et les assurances exigent un haut niveau de sécurité. Clarifier ces compétences et attributions est donc un gage de montée en gamme pour les entreprises qui souhaitent sécuriser leurs biens. Que ce soit dans des établissements réglementés de l’industrie chimique, nucléaire, radiologique, d’hydrocarbure, de chantiers navals, de logistique, etc.

« Un engagement qui nous unit. »

« Les sapeurs-pompiers sont engagés pour la protection de la population, des biens et de l’environnement. Les pompiers privés sont engagés pour la protection des salariés et des biens de l’entreprise. Dans un cas, c’est une mission de service public et, de l’autre, une mission de service privé. Ils sont indispensables, en menant des interventions très spécifiques, et nous le sommes tout autant. Et clairement, nous sommes unis par le même sens de l’engagement ! Il est essentiel de travailler ensemble parce que nous avons des compétences à développer en commun. C’est pourquoi, au sein de notre réseau associatif, nous disons aux pompiers privés, qu’ils soient professionnels ou bénévoles : “Bienvenue, la Fédération est là pour vous accueillir !” »

Capitaine Claude Vidal
Conseiller technique auprès de la vice-présidente de la FNSPF chargée du développement des compétences, des profils et de l’innovation.

Secteurs industriels très variés

à l’exemple de Sobégi, une plate-forme chimique implantée dans le bassin de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, qui a misé sur un service de sécurité incendie très performant. «Ils sont capables de faire de l’incendie, du secours aux personnes, de l’extraction et du risque chimique. Tout ce que les sapeurs-pompiers ont l’habitude d’accomplir, sauf que c’est dans l’enceinte des usines du complexe industriel de Lacq, explique Claude Vidal. Et au niveau équipement et matériels, ils sont dotés comme une caserne : une dizaine d’engins d’incendie, ambulances, camion PC, véhicule d’intervention chimique à la pointe ! Ce qui leur permet de répondre aux besoins de sécurité des autres usines de ce complexe industriel.» Autre exemple : à La Rochelle (Vendée), le dépôt pétrolier de La Pallice dispose de ses pompiers privés et d’importants moyens incendie avec ses grandes réserves d’eau prolongées de surpresseurs, conformément à son plan d’organisation interne (POI), en cas de sinistre. Citons aussi les centrales nucléaires de production d’électricité (CNPE) qui s’appuient également sur leurs propres équipiers de sécurité de 1re et 2e intervention. Elles organisent régulièrement des exercices de sûreté qui testent le dispositif d’alerte et la mise en œuvre du plan d’urgence interne (PUI). La tenue, l’engin d’attaque et la technicité sont des éléments qu’ont en partage les pompiers d’entreprise en industrie. Nombre d’entre eux ont pour point commun d’être sapeurs-pompiers volontaires. Sur le chantier naval de Saint-Nazaire, par exemple, ils sont plusieurs salariés pompiers privés à porter ainsi la double casquette. D’un côté, les rondes d’inspection pour protéger les biens et les salariés de l’entreprise, sur un site quadrillé de prises incendie. De l’autre, la mission de service public auprès de la population.

Combien de pompiers privés ? Quelles formations ?

Selon le dernier rapport de branche de «la surveillance humaine», il y a environ 2 600 pompiers industriels professionnels. Auxquels il faut ajouter les pompiers bénévoles, comme ceux de Swiss Krono à Sully-sur-Loire. «Au total, nous estimons à la Fédération qu’il y a entre 7 000 et 8 000 pompiers d’entreprise en France, précise Claude Vidal. Mais ce n’est qu’une estimation qui mériterait d’être affinée. Une chose est sûre : il y a beaucoup moins de pompiers d’entreprise en France qu’en Allemagne, dotés généralement des moyens considérables.» Qu’ils soient professionnels ou bénévoles, les pompiers d’entreprise bénéficient de solides formations. Comme en témoigne le Centre d’entraînement à la sécurité Sobegi (CESS) qui a été élaboré par ce groupe de l’industrie chimique implanté dans le bassin de Lacq. Il dispose d’un centre d’entraînement au port de l’ARI avec quatre parcours, une tour de manœuvre de 16 mètres de haut, un plateau feux avec différentes installations aux gaz propane, butane, liquide et gazeux ou encore une aire d’exercice TMD. Ce centre de formation de haut niveau permet ainsi de couvrir l’ensemble des besoins relatifs à la prévention des risques industriels et des risques au travail.Si les pompiers d’entreprise professionnels de la Sobegi sont un modèle du genre, les pompiers bénévoles du groupe Safran, implantés eux aussi dans les Pyrénées-Atlantiques, ne sont pas en reste au sujet de la qualité de leur formation. Le capitaine Claude Vidal, qui travaille dans ce département, explique : «Le groupe Safran fabrique dans son usine les trains d’atterrissage des Airbus. Le service sécurité est constitué de 30 pompiers bénévoles qui se mettent au service de leur entreprise. Pour ce faire, ils sont formés comme des sapeurs-pompiers à part entière. Leur référentiel de compétences, de formation et d’évaluation a été conçu sur la base du référentiel de l’équipier SPV. En ajoutant des modules spécifiques liés aux risques de l’entreprise. Notamment sur le risque chimique. Et pour intervenir, ils disposent d’un petit véhicule électrique leur permettant de porter extincteur, ARI, tuyaux, et de tracter différentes remorques avec du matériel lourd.» Plusieurs entreprises de formation se sont spécialisées dans le créneau de la formation des pompiers d’entreprise. à l’image de l’Ifopse qui dispose de deux grands plateaux techniques de formation, un en Isère et un situé à Nivillac, dans le Morbihan. L’intérêt de ces maisons à feu est de permettre aux stagiaires, d’une part, de mieux comprendre les

« Défendre notre outil de production. »

« Dans notre usine de Sully-sur-Loire, les pompiers d’entreprise fonctionnent par cycles de travail avec cinq équipes, chacune d’une dizaine d’équipiers de seconde intervention. Ils ont tous leur propre métier au sein de l’établissement et se sont formés spécialement pour défendre leur outil de production. Si une alarme incendie se déclenchait, il y aurait une dizaine d’entre eux capables d’intervenir dans les quatre minutes au maximum. Cette rapidité de réaction nous permet de gagner un temps précieux, car il faut près de 15 minutes aux effectifs de la caserne de Sully-sur-Loire pour intervenir. Afin de nous aider dans cette mission, nous disposons de gros moyens hydrauliques : deux fourgons pompe-tonne de 3 000 litres et un camion-dévidoir avec du tuyau roulé en écheveau : un ESI seul est facilement capable de faire une alimentation d’un fourgon éloigné. En ce qui concerne les équipements, chaque pompier possède sa propre tenue de feu de couleur orange et son casque F1 rouge. Le parcours de formation commence par un test d’aptitude médicale qui sanctionne la possibilité de devenir, ou non, pompier d’entreprise. Quatre journées de formation sont ensuite organisées durant l’année. Deux avec la société Eurofeu, dont les formateurs viennent sur site pour préparer les ESI. Un jour est consacré aux manœuvres, et un deuxième aux phénomènes thermiques dans un camion caisson. Deux autres jours en interne permettent de simuler des feux sur le site, agrémentés de petits pièges. On travaille exactement comme les sapeurs-pompiers de mission de service public. Ce n’est pas parce qu’on est des pompiers industriels qu’on travaille différemment. Ce sont les mêmes manœuvres que j’ai moi-même apprises chez les pompiers en tant que SPV. Du reste, pas de doute, selon moi : être pompier d’entreprise est une bonne porte d’entrée pour aller frapper à la porte des casernes ! »

Bruno Conan
Responsable des équipiers de seconde intervention (ESI) de l’entreprise de Swiss Krono (Sully-sur-Loire, 45). Lieutenant SPV.

phénomènes thermiques, les dynamiques des feux et, d’autre part, de s’impliquer de façon très réaliste dans des scénarios d’intervention choisis par le formateur afin d’affiner les techniques de lance et d’attaque. «Les pompiers d’entreprise qui viennent réaliser leur formation sur notre plateau technique, qu’ils soient volontaires ou professionnels, font preuve d’un haut niveau d’engagement ! Comme ils sont confrontés à des situations réelles dans nos locaux d’exercices représentatifs des milieux industriels, ils sont d’autant plus motivés pour s’impliquer pleinement », explique Olivier Picavet, directeur de l’Ifopse de Nivillac. Un témoignage significatif, qui s’appuie sur la formation de plus de 3 000 pompiers d’entreprise par an par cet établissement morbihannais.

Agents de sécurité incendie SIAPP

La filière sécurité incendie privée est également constituée d’agents de sécurité incendie, qui n’ont pas une formation aussi poussée que celle des pompiers privés évoluant en milieu industriel. Pas aussi complète, certes, mais la réglementation des établissements recevant du public (ERP) et des immeubles de grandes hauteurs (IGH) (hôpitaux, grands magasins, salles de spectacle, etc.) oblige néanmoins leurs dirigeants à employer des agents de sécurité titulaires du SIAPP, service sécurité incendie et assistance à personnes. Des équivalences de grade pompier / SIAPP existent pour les sapeurs-pompiers qui peuvent justifier de leur FIA. Seul un complément de formation est alors exigé pour s’imprégner des problématiques spécifiques liées aux risques en entreprises. Et d’envisager un parcours de carrière avec un statut d’agent de maîtrise pour le chef d’équipe sécurité incendie, SIAPP2. En France, sur les 174 000 personnels employés dans la branche «surveillance humaine», 25 000 agents forment les effectifs de la filière SIAPP. Un secteur qui recrute fortement, en particulier les sapeurs-pompiers volontaires qui souhaitent s’y impliquer.

par Hugues Demeude
Photos : Stéphane Gautier

POMPIERS PRIVÉS : DES CASERNES DANS LES USINES

« Sécurité incendie : un secteur d’activité qui recrute fortement. »

Le PDG de Thorann France, et vice-président du Medef, présente la  situation du secteur et la vision du métier, défendue par son groupe. Un domaine qui continue à recruter malgré un environnement concurrentiel.

SPF - le Mag : Que représente le secteur de la sécurité incendie en termes d’emplois ?

Pierre Brajeux : Quelque 3 600 entreprises prestataires de services exercent le métier de « la surveillance humaine » avec, d’un côté, la sûreté, et de l’autre, la sécurité incendie. Elles emploient des agents qui sont mis à la disposition des entreprises clientes pour assurer la sécurité sur leurs sites. Au total, cette branche d’activité emploie 174 000 personnels. Plus de 75 % du chiffre d’affaires de ce secteur est réalisé par les 50 premières entreprises, qui font donc l’essentiel du métier. C’est un secteur qui s’est déjà beaucoup concentré et qui, sous la pression économique liée au poids de la masse salariale de ces entreprises de service, est en train de se concentrer fortement. Et qui continue de recruter fortement. C’est le cas de Torann France, employeur de 2 000 salariés dans ses huit agences régionales, qui accueille avec beaucoup d’intérêt toutes les candidatures spontanées pour devenir agent de sécurité incendie en CDI.

Pourquoi observe-t-on une tendance à l’externalisation ?

Globalement, le mouvement de fond pour les entreprises est de se recentrer sur leur cœur de métier. En ce qui concerne les services de sécurité, elles ont compris que l’externalisation leur donne une souplesse et une capacité de gestion qu’elles n’auront jamais en interne. En outre, les perspectives d’évolution et de motivation des personnels atteignent vite leurs limites dans le cadre d’un service interne. Par exemple, ce n’est pas simple de passer de SIAPP1 à SIAPP2 si vous faites carrière dans la même entreprise, même dans un service bien dimensionné avec 20 ou 30 agents. Dès lors, les salariés risquent de tomber dans la routine. C’est pourquoi l’externalisation dans ce secteur est la norme depuis une vingtaine d’années ; et c’est parfaitement logique.

Quelle est votre principale contrainte, en tant qu’employeur ?

Dans notre secteur d’activité, il faut gérer les plannings et les ressources humaines avec beaucoup d’attention. C’est ce qui rend notre métier passionnant. Mais aussi très compliqué. Nous autres, entreprises de sécurité, pour lesquelles la logique économique est de vendre du temps de présence aux clients, nous surfons toujours entre deux écueils : d’un côté, les heures payées non travaillées (HPNT), de l’autre les heures supplémentaires. En effet, si un agent payé en CDI chez Torann pour 151 heures 67 dans le mois n’a été planifié que pour 100 heures, je dois bien sûr lui payer 51 heures 67 qui n’ont jamais été effectuées, ni facturées où que ce soit. C’est de la perte sèche. Et, inversement, si le compteur des heures supplémentaires s’emballe, compte tenu des majorations, c’est de la perte pure, car ce n’est pas facturé plus cher au client. La gestion du temps est donc un élément déterminant dans notre métier.

Comment envisagez-vous l’avenir de cette activité ?

On entend souvent dire que la technologie, de plus en plus sophistiquée, aura pour conséquence de réduire de façon significative le nombre de personnels de sécurité. Je ne suis pas d’accord. Il ne faut pas opposer l’humain et le technologique, car ils sont complémentaires. Surtout, si on fait en sorte que la montée en compétences devienne l’avenir du métier de la surveillance humaine. C’est pourquoi, chez Torann France, la proportion de SIAPP chez nos 2 000 collaborateurs est de 38 %. Là où la moyenne dans le secteur est de 14 %. Nous misons sur la qualité de service. Du reste, beaucoup de clients souhaitent avoir des agents compétents qui aient la qualification incendie, SIAPP1 ou SIAPP2, même sur des sites où il n’y a pas d’obligation en matière de réglementation incendie type ERP-IGH. La grande majorité de nos effectifs est constituée d’agents de sécurité mais nous avons également des pompiers industriels dans nos personnels. La plupart d’entre eux sont SPV. C’est d’un intérêt bien compris car ils sont toujours maintenus en condition, ils baignent dedans. En tant que chef d’entreprise, cela veut dire que je bénéficie de gens compétents, formés. Les SPV sont d’une grande valeur ajoutée dans le monde de l’entreprise. Mais nous assurons bien sûr des formations spécifiques pour nos pompiers industriels, sur une plate-forme dédiée. Avec notamment des formations en risque chimique. Je me retrouve donc l’heureux propriétaire de matériels d’intervention et de véhicules de secours.

Pierre Brajeux
PDG de Torann France, groupe de sécurité privée. Vice-président du Medef. Membre de la Mission volontariat sapeurs-pompiers.

POMPIERS PRIVÉS : DES CASERNES DANS LES USINES
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POMPIERS PRIVÉS : DES CASERNES DANS LES USINES

Les salaires des pompiers privés

• Agent des services de sécurité incendie (SSIAP 1) - coefficient 140 : 1 565,55 €.
• Chef d’équipe des services sécurité incendie (SSIAP 2) - agent de maîtrise - coefficient 150 : 1 779,40 €.
• Chef de service de sécurité incendie (SSIAP 3) - agent de maîtrise - coefficient 235 : 2 614,49 €.
• Agent de prévention et de protection incendie industriel - coefficient 140 : 1 565,55 €.
• Équipier d’intervention incendie industriel - coefficient 150 : 1 624,11 €.
• Chef d’équipe de prévention incendie - agent de maîtrise - coefficient 150 : 1 779,40 €.

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