S’il fallait en un seul mot résumer le Sdis de Gironde, ce pourrait être « gigantisme ». Les risques sont importants en nombre, la superficie est inégalée en France métropolitaine, il y a chaque jour entre 300 et 330 professionnels en garde postée. Matériels, centres de secours, budget… la Gironde s’entend à grande échelle.
Texte > Isabelle Forestier Photos > Lionnel Maitre > spmag954 fév2004
Le Sdis 33, c’est 4 690 SPP, SPV et personnels administratifs et techniques. C’est aussi 1 604 véhicules, 3 000 moyens de transmissions, 31 points de réception des appels 18, un patrimoine immobilier de 150 000 m2 en superficie plancher et 84 centres d’intervention et de secours.
Il n’est pas question de parler de surdimensionnement, « la configuration actuelle du Sdis est un héritage de l’histoire des sapeurs-pompiers dans le département », explique le colonel Jean-Paul Decellières, directeur départemental. La suite des grands feux de 1949 donne naissance à la Défense forestière contre l’incendie (DFCI) et aux sapeurs forestiers sous statut de sapeurs-pompiers professionnels. 1970 voit pour sa part la création de la communauté urbaine de Bordeaux et de son corps de sapeurs-pompiers. Les sapeurs-pompiers du district d’Arcachon sont également regroupés en corps. En 1994, la DFCI est transférée au Sdis. S’ensuit en 1999 le transfert des sapeurs-pompiers de la communauté urbaine de Bordeaux, faisant passer le Sdis de 600 à 1 450 personnes ! Enfin, sont intégrés ceux du district d’Arcachon le 1er janvier 2001. « Tous ces transferts ont nécessité du monde pour gérer le personnel, des logiciels ayant la capacité à prendre en compte tous les paramètres, etc. Donc une intendance et une logistique qui s’en ressentent encore aujourd’hui, poursuit Jean-Paul Decellières. Héritage de la DFCI, le positionnement et le dimensionnement actuels de plusieurs de nos centres de secours sont pensés pour les feux de forêts. Des situations qui, par endroits, ne sont plus adaptées car nous avons dans les remises ajouté des VSAB, des FPT, VSR, VTU… nous travaillons donc avec des casernes inappropriées à ce que nous faisons. »
Sur tous les fronts
Le CS Hourtin illustre bien ces propos. Il appartenait à la DFCI, tout comme les 15 SPP qui le composent aux côtés de 30 SPV. Avec une population de 4 000 habitants sur son secteur de premier appel l’hiver, et de 30 000 l’été, il a réalisé 600 interventions en 2003. Si les SP d’Hourtin ne s’occupent plus de surveillance de baignades sur les plages depuis le désengagement du Sdis en ce domaine en 2002, ils connaissent tous les types d’interventions. Lors de la tempête de 1999, ils ont été aux premières loges, 92 % des surfaces boisées appartenant à la commune ayant été détruites. De cette tempête, le paysage garde aujourd’hui bien des stigmates, les chablis donnant au panorama des allures de patchwork. « Ce jour-là, nous avons engagé des véhicules un peu partout… qui se sont les uns les autres retrouvés coincés au fur et à mesure que tombaient les pins. Une VL et un CCF ont été particulièrement endommagés, et nous avons fait courir des dangers aux sapeurs-pompiers, se souvient le major Daniel Fuster, chef de centre du CS Hourtin. Si nous devions revivre cela, nous pratiquerions comme dans les îles : on attendrait que le coup de vent passe avant de sortir. »
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SP Mag : Que dire du volontariat dans votre département ? A. David : Le nombre de volontaires est stable, les arrivées compensant les départs. Mais nous avons des difficultés à faire venir à nous de nouvelles recrues. Dans les zones urbaines, il n’y a pas d’engouement particulier à nous rejoindre. Dans les zones rurales la population est vieillissante, et les personnes qui habitent le littoral travaillent dans les agglomérations. C’est une des raisons pour lesquelles il y a beaucoup de SP professionnels. Leur nombre me paraît d’ailleurs adapté à la population et aux risques. Des conventions avec des collèges comme celui de Pellegrue, ou avec des lycées professionnels comme ce sera le cas en 2005 sur Bordeaux, permettent de proposer des formations attractives et de créer un vivier de futurs professionnels. Car pour renouveler les SPP au fur et à mesure des départs en retraite, il ne me paraît pas judicieux de créer un trou artificiel dans la pyramide du volontariat. Le faire peut être un bien pour l’individu, pas forcément pour l’institution. • Pourquoi êtes-vous contre l’engagement de volontaires à 16 ans ? Je trouve civilement impensable d’engager de si jeunes gens. L’on fait déjà courir des risques à des adultes, on ne va pas faire de même pour des jeunes de 16 ans. La loi offre cette possibilité, elle ne dit pas que c’est obligatoire. Aussi, en Gironde, nous avons opté pour un engagement à 18 ans. Il aurait été plus judicieux de rénover le système des JSP, en les prenant un peu plus âgés pour les amener progressivement jusqu’à l’âge de 18 ans. • Il est question d’une limitation des vacations en Gironde ? Effectivement. D’ici deux mois, cette limitation portera sur les tâches administratives, les astreintes, la formation, en aucun cas elle ne concernera l’opérationnel. Nous avons calculé cela d’après une définition des besoins, et lorsque nous l’avons proposé, il n’y a pas eu de levée de boucliers. L’idée est d’ailleurs venue d’une délégation de volontaires validée par le CCDSPV. Il s’agit de ne pas socialement « envoyer dans le mur » une personne qui, sous couvert de vacations exorbitantes, ne se met pas en recherche d’activité, avance en âge au point de ne plus entrer dans les dispositifs sociaux qui pourraient s’offrir à elle, et profite donc d’un salaire sans impôts ni charges salariales. Comme nous sommes en train d’étudier le double statut pour les sapeurs-pompiers professionnels, nous aurons aussi à cœur de l’encadrer afin d’éviter les dérives et limiterons donc le montant des vacations des professionnels sous statut de SPV. |
Plus récemment, les SP d’Hourtin ont été largement sollicités par la catastrophe du Prestige. Les boulettes de fioul sur les plages girondines ont mobilisé 170 à 180 sapeurs-pompiers tous les jours pendant deux mois.
« Nous n’y avons pas échappé, étant à 11 km des plages. Un investissement dans le temps, puisque même après ces deux mois, nous nous sommes impliqués dans l’encadrement des militaires, précise le major Fuster. Aujourd’hui encore, épisodiquement, nous avons des boulettes… » Les feux de forêts font bien évidemment partie de l’activité opérationnelle, « les plus gros feux ayant lieu au printemps, poursuit-il. Le vent sèche les fougères mais le sol est humide et les camions s’embourbent. » D’où la présence, dans ce centre de secours, d’une des trois chenillettes du département.
De l’autre côté de l’estuaire de la Gironde, le CPI Lapouyade connaît lui aussi les retentissements de l’héritage territorial. Créé en mai 1981 et départementalisé en 1996, sa position géographique est stratégique. Si les textes prévoient qu’un CPI intervient uniquement sur sa commune, ou devient CS s’il doit intervenir sur d’autres communes, le CPI de Lapouyade fait figure d’exception. Un récent découpage territorial lui confère désormais trois communes en premier appel, et sept en second appel. Une première dans le département. « Du CS Coutras dont nous dépendons jusqu’à la limite de secteur, les secours peuvent mettre une demi-heure avant d’arriver sur les lieux. Aussi, en novembre dernier, nous avons été dotés d’un VSAB, ce qui est tout nouveau pour nous », indique le lieutenant volontaire Bernard Landreau. Les 26 SPV du centre réalisent donc moult manœuvres avec leur nouvel engin, et s’attendent pour 2004 à davantage d’interventions que les 127 de l’an dernier.
Hors norme
Aux côtés des CS et CPI du département, 6 CSP sont répartis sur 5 groupements. Le plus grand d’entre eux, en termes d’activité opérationnelle, est indéniablement celui d’Ornano, en plein cœur de Bordeaux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :population défendue de 250 000 habitants, 197 sapeurs-pompiers dont 163 sont SPP, et… 19 000 interventions en 2003. « Vu le taux de sollicitation opérationnelle, il faut être un guerrier pour être sapeur-pompier ici, déclare en riant le jeune chef de centre, le commandant Olivier Chavatte. Plus sérieusement, c’est une extraordinaire école. Celui qui est de garde au VSAB est sûr de sortir une douzaine de fois par jour ». De fait, l’effectif minimum à la garde est de 37 SP, essentiellement professionnels. Les interventions pour feux avoisinent les 14 %, bien plus que la moyenne nationale.
« Bordeaux est une ville qui brûle. Dans la vieille ville, les rues sont étroites, les maisons imbriquées les unes dans les autres, tout départ de feu peut prendre des envergures tragiques. » Ce problème de l’étroitesse des voies d’accès explique que le CSP Ornano soit doté d’une échelle de 18 mètres à gabarit réduit et d’un véhicule multifonction dont les dimensions sont mieux adaptées aux vieux quartiers.
Brassage
Fut un temps, les mauvaises langues disaient qu’il y avait d’un côté les sapeurs-pompiers de la communauté urbaine de Bordeaux, et de l’autre ceux du reste du département. Une sorte de scission entre « pompiers des villes et pompiers des champs ». Une image en passe d’être lissée, la mobilité étant de mise dans le département. Le brassage des sapeurs-pompiers professionnels devrait progressivement gommer les différences, au profit d’une culture commune. Les nominations de major sont, en ce domaine, assez parlantes. Ainsi, au CS Gujan-Mestras, où 14 SPP et 30 SPV ont réalisé 1 250 interventions en 2003, vient d’être nommé un nouveau chef de centre. Le major Philippe Faucouneau, prend là son premier poste de chef de centre. « Je viens du CSP Ornano justement, où je m’occupais de la gestion du parc automobile et du service conducteurs, soit une cinquantaine de personnes. La gestion des hommes est donc quelque chose que je connais déjà. En revanche, je suis dans la découverte pour tout ce qui est du domaine administratif, de relations avec les élus. »
Du côté de l’Union |
Les sapeurs-pompiers de Gironde, c’est aussi une Union départementale. Présidée par le lt-colonel Bruno Franzon depuis 1999, cette Union compte actuellement 3 500 adhérents. « L’associatif est indispensable de l’activité opérationnelle, estime Bruno Franzon. Dans le métier de sapeur-pompier, on ne peut pas embaucher le matin et repartir le soir comme dans une usine. Participer à l’associatif, c’est être main dans la main avec une amicale, c’est entrer dans une grande famille parce que l’on veut améliorer le quotidien de sa caserne, c’est aller faire un match de foot avec les copains. » Le sport, et les fêtes qui peuvent suivre, occupent une large part du devant de la scène. « Pour connaître ceux qui montent avec vous dans un fourgon, connaître leurs capacités physiques, faire tomber les barrières et les craintes, il y a le sport et la fête. Deux domaines dans lesquels d’ailleurs les galons n’existent plus, ce qui permet souvent d’apprendre à réellement se connaître », poursuit-il. L’Union a également un rôle social très important. « Nous sommes très attentifs aux situations de détresse. Nous avons mis en place un dispositif de secours exceptionnel, avec des délégués de secteur qui sont les oreilles attentives de l’Union pour entendre les détresses morales, financières, etc. S’il y a un problème, le réseau s’active et par un simple coût de fil, nous pouvons par exemple débloquer en urgence une somme d’argent. Au-delà du réconfort financier, il y a semble-t-il un sentiment d’appartenance à la famille des sapeurs-pompiers dont les effets sont psychologiquement importants. » |
Professionnels
A histoire singulière et caractéristiques particulières, le Sdis 33 répond donc par un fort taux de professionnalisation des sapeurs-pompiers. Les années à venir verront leur nombre encore augmenter, le dossier de la réduction du temps de travail y étant pour beaucoup. En effet, si les SPP hors cycle et les personnels ATS connaissent un régime de travail en 35 heures depuis le 1er janvier 2002, « pour les autres SPP, l’accord prévoit une phase transitoire de cinq ans pour lisser la mise en place du dispositif car il s’accompagne de 450 postes supplémentaires, explique le colonel Jean-Paul Decellières. Au fur et à mesure que nous recrutons, nous diminuons le temps de travail. Progressivement, nous allons donc abandonner les gardes de 24 heures au profit de gardes en 12 heures, voire en 8 heures. » Ainsi, pour la troisième phase de cet accord, 100 nouveaux SPP sont attendus courant 2004.
De régime de travail il est aussi question dans l’une des équipes spécialisées. Depuis début novembre, le Grimp teste une nouvelle organisation : le détachement de la garde opérationnelle. Toutes les semaines, par rotation, 5 personnels Grimp sont d’astreinte opérationnelle au bip. Issus de différents centres de secours, pour ce faire, ils ont à leur disposition une VL. En dehors des interventions qui leurs sont propres, ils organisent leur semaine en service hors rang sur 35 heures pour répondre aux obligations de formation et de manœuvre. « Cette organisation est issue d’un constat d’échec, indique le major Patrick Laurent, conseiller technique Grimp. Avec une quarantaine d’heures de manœuvres annuelles comme le préconise le GNR, nous estimons que cela n’est pas suffisant pour disposer d’une équipe performante. De plus, avec les 35 heures, les gardes en 24 ou 12 heures, nous ne pouvons apporter une réponse opérationnelle de qualité. Ce nouveau système d’astreintes, à l’essai pour un an, devrait nous assurer une autonomie par rapport aux contraintes opérationnelles classiques, aux contraintes en effectif, tout en injectant un volume de formation de 35 heures sur une semaine. A raison de 5 à 6 semaines d’astreinte par équipier Grimp, nous devrions cumuler plus de 200 heures annuelles de formation. »
Grimp et cyno main dans la main
Constitué de 31 équipiers et de 14 chefs d’unité, le Grimp 33 réalise entre 40 et 45 sorties annuelles. Au nombre d’entre elles, les recherches de personnes égarées. Car la Gironde est l’un des départements les plus sous-minés, avec 850 carrières souterraines et 2 500 hectares sous-cavés. Bordeaux par exemple, est construite sur des carrières souterraines de calcaire qui ne sont pas exploitées mais ouvertes à tout le monde. « Elles connaissent une forte activité nocturne, enchaîne Patrick Laurent. Les interventions pour recherche de personnes sont courantes. Aussi, avons-nous mis en place des procédures communes avec l’équipe cynotechnique, et intervenons à leur côté en support technique pour des questions de sécurité. » L’équipe cynotechnique justement, a peu à peu pris place dans ce type d’intervention. « Les recherches de personnes égarées se faisaient par les personnels de centres de secours auparavant. Et souvent, pour peu de résultat, on vidait un centre, déclare le major William Poutays, conseiller technique cynotechnique. Nous avons donc formé nos chiens à cela, et nous nous sommes alors aperçus du fait qu’en la matière, un chien remplace 10 sapeurs-pompiers. » Chaque jour, une unité cynotechnique est opérationnelle sur le département.
En projet au Sdis…
Au nombre des dossiers à venir, le Sdis 33 entend rationaliser son parc automobile, déployer un Intranet sur tous les centres de secours, restructurer l’organisation de certains de ses groupements fonctionnels et territoriaux et moderniser plusieurs de ses centres de secours. L’un des plus gros dossiers en cours concerne le CTA-Codis. Actuellement, il existe 31 points de réception des appels 18 sur le département, 6 CTA, 1 Codis faisant également office de CTA pour certaines communes et réceptionnant les appels 112 du département. Il est donc grandement question de centralisation, étape qui marquerait l’aboutissement de la départementalisation.
« Sur les 83 380 interventions réalisées en 2003, à lui seul le CTA Ornano en a géré environ 46 000 pour Bordeaux et les 66 communes alentours. Aussi, l’idée est qu’il devienne lieu d’implantation du futur CTA-Codis unique, explique le commandant Alain Sengeissen, chef de service CTA-Codis. Bien entendu, il nous faudra adapter les locaux. Mais surtout, il va nous falloir réaliser une refonte complète des réseaux radio, revoir leur couverture, et adapter le logiciel d’alerte pour 80 centres de secours. Actuellement, nous travaillons au recueil des données auprès des centres de secours. Voies, lieux-dits, hydrants, ER, caractéristiques particulières des secteurs… nous nous appuyons sur le savoir des gens de terrain. Leur adhésion et leur participation nous sont indispensables, car ce qu’ils nous donneront pour la base de données sera ce qu’ils auront sur le ticket de départ », insiste Alain Sengeissen. Tout cela ne démarrera pas en un seul jour. Un réseau radio opérationnel est le préalable pour que l’intégration des secteurs se fasse au fur et à mesure.
… et au SSSM
Avec 160 médecins, 7 pharmaciens, 80 infirmiers, 3 vétérinaires, 2 psychologues et 2 kinésithérapeutes, le SSSM est dimensionné à l’image du Sdis. Et pour cause : les missions et projets ne manquent pas là non plus. Ses domaines d’intervention sont diversifiés et s’appuient parfois sur des compétences extérieures. Il en est ainsi des accidents du travail, 65 % d’entre eux étant en réalité des accidents de sport. « Nous travaillons à comprendre pourquoi, prévient le colonel Patrick Sautarel, médecin-chef du Sdis 33. Pour ce faire, en 2004, nous nous rapprocherons de la faculté de médecine de Bordeaux et de l’Insep. » Le SSSM travaille également à l’adéquation entre l’aptitude et le poste occupé par un agent, s’intéresse aux risques en intervention et notamment aux méthodes de travail et matériels de protection utilisés en prévention des fumées toxiques, étudie et lutte contre les addictions telles que le tabac et l’alcool, travaille avec des spécialistes de l’alimentation des sportifs de haut niveau pour ce qui a trait à la réhydratation et aux besoins énergétiques des sapeurs-pompiers sur intervention.
Un collège à la caserne |
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Quelques Chiffres
Géographie
Superficie : 10 725 km2 (département le plus grand de France métropolitaine).
Population : 1 287 500 habitants (recensement de 1999) dont 735 000 sur l’agglomération de Bordeaux. 542 communes, 480 000 ha de pins maritimes cultivés, 3 500 km de rivières dont 400 km de voies navigables, 126 km de côtes en façade océane, 214 km de réseau autoroutier, 450 km de nationales, 5 912 km de départementales, 1 600 km de réseau ferré.
Personnel
1 560 SPP, 2 850 SPV, 280 personnels ATS, 502 JSP. Equipes spécialisées : Grimp, équipe cynotechnique, plongeurs, Cmic, Cmir, SD.
Equipement
5 groupements opérationnels, 84 centres d’intervention et de secours dont 6 CSP. Parc automobile de 1 604 engins, dont 122 véhicules de secours aux personnes, 36 véhicules de secours routier, 117 véhicules pour feux urbains, 26 échelles aériennes, 312 véhicules feux de forêts, 195 embarcations et engins nautiques.
Budget
Pour l’année 2004, le budget s’élève à 121 millions d’euros en fonctionnement et à 33,7 millions d’euros en investissement. Nombre d’interventions 83 380 interventions en 2003 dont 53 257 secours à victimes, 1 992 accidents de la circulation et 7 658 incendies. A noter, sur le nombre total d’interventions, 40 457 ont é té réalisées sur le groupement centre (agglomération bordelaise).
Rìsques particuliers
1 centrale nucléaire, 15 établissements classés Seveso dont 11 sur le secteur de Bordeaux et de sa banlieue, 27 sites industriels soumis à POI, 1 port autonome, 1 aéroport international, risque feux de forêt sur 48 % du département, risque inondation pour 160 communes, 2 500 ha de carrières souterraines réparties sous 113 communes, présence de baïnes sur la côte aquitaine, principale cause des noyades.
Terre d’évasion
L’amour des pierres
Vestiges silencieux de l’histoire de la Gironde, les pierres sont de toutes les époques et de tous les styles. L’architecture est à la fois gothique et romane, aristocrate et balnéaire, religieuse ou militaire. Saint-Emilion et son église monolithe (construite dans la falaise), Castelmoron d’Albret, plus petite commune de France, Créon, Cadillac, Libourne, bastions girondins… invitent à la découverte. A voir aussi, la citadelle de Blaye, la ville d’Arcachon, le phare de Cordouan à la pointe de Grave, classé monument historique dès 1862.
Plaisirs nature
Le littoral de Gironde, c’est 126 km de plaisir naturel à consommer sans modération. Du côté de l’océan Atlantique, domaine des marins-pêcheurs, ostréiculteurs et plaisanciers, ou du côté de la forêt de pins abritant une vie sauvage préservée, s’offre à vous un espace naturel à parcourir à bicyclette ou à pied.
Berceau de Bacchus
La Gironde, c’est aussi 8 000 châteaux répartis sur 57 appellations, 113 000 hectares de vignobles, 400 maisons de négoce et 60 caves coopératives. Pour le plus grand plaisir des yeux… et des papilles, les vins de Bordeaux (Sauternes, Médoc, Pomerol, Saint Emilion), vous invitent à découvrir quelques-uns des châteaux de la région. Grâce au label « Gîtes et chambres d’hôtes Bacchus », vous pouvez loger à la propriété, visiter les chais, vous documenter sur les techniques d’élevage du vin, et bien entendu, déguster.