Tarn

SDIS 81, avant-gardiste

C’est parfois dans des départements de petite taille que de belles réalisations voient le jour, en toute discrétion. Rencontre avec des sapeurs-pompiers riches d’idées, de passions et de projets.

Texte > Isabelle Forestier > Photos > Patrick Forget > spmag953 janvier 2004

Département de quatrième catégorie, le Tarn fait peu parler de lui. Et pourtant, sur bon nombre de sujets, le Sdis 81 pourrait se targuer d’être avant-gardiste. A commencer par le sujet de la départementalisation, initiée il y a près de 25 ans. « L’un de mes prédécesseurs, le colonel André Layolle, a mis en place en son temps la départementalisation du matériel roulant, de l’habillement de tous les sapeurs-pompiers, du petit matériel et des officiers professionnels. De fait, à mon arrivée dans le département en 1999, la structure du Sdis était schématiquement posée. Restaient à organiser la départementalisation des personnels professionnels et volontaires, celle des casernements, et à prendre en charge les dépenses directes des centres », indique d’emblée le lieutenant-colonel Christophe Dulaud, directeur départemental du Sdis du Tarn.

D’avant-garde il est encore question avec la centralisation du 18 en 1981 sur six points du département. Une démarche qui se poursuit en 1993 par une centralisation unique au CTA-Codis. Aujourd’hui, la salle opérationnelle dispose de beaux outils : logiciel d’aide à la décision, identification de l’appelant par annuaire inversé, double écran permettant le positionnement de l’adresse de l’appelant sur une cartographie détaillée recensant déjà 70 % des lieux-dits du département, programmation des départs-types, possibilité d’établir une feuille de route, fiches ER renseignées – nom de la personne ressource, activité de l’entreprise, informations sur les produits présents sur le site, plan détaillé permettant éventuellement de faire une Sitac, etc.
Actuellement, sur les 31 centres de secours du département, Albi et Castres sont les seuls CSP. Tous les autres centres de secours sont dénommés CS, classés en catégorie 1, 2 ou 3 selon les contraintes opérationnelles et les niveaux de réponses attendus. Les SPP sont affectés dans les CSP et les CS de première catégorie, les autres centres étant uniquement composés de SPV. Le nombre de sorties annuelles est, en moyenne, de 3 500 à 4 500 pour les CSP, de 1 000 à 1 500 pour les CS de première catégorie, de 500 à 600 pour ceux de deuxième catégorie et de 300 sorties ou moins pour les CS de troisième catégorie.
Avec 350 sorties annuelles, le CS de Cordes-sur-Ciel est classé en troisième catégorie. Particularité : la commune est le 3e site touristique de France, derrière le Mont-Saint-Michel et Rocamadour, passant ainsi de 1 000 habitants l’hiver, à près de 10 000 visiteurs par jour. « Pour autant, malgré l’afflux de population, le CS n’est renforcé ni en personnels ni en matériels pendant la saison estivale, note le lieutenant Christian Loupiac, chef de centre volontaire et président de l’UD du Tarn. Cette année, les 28 SPV ont réalisé, du 1er juillet au 31 août, 100 sorties… le tiers de ce que nous faisons en un an ! » L’une des fiertés des sapeurs-pompiers volontaires de ce centre est qu’en 135 ans d’existence, ils n’ont refusé de décaler qu’une seule fois… Une autre particularité distingue le CS Cordes-sur-Ciel : lors d’un départ pour feu, les SP décalent avec un VPI – engin spécialement conçu pour le CS en raison de l’étroitesse des rues de la cité médiévale, dont la puissance et l’autonomie de la pompe sont équivalentes à celle d’un FPT -, avec une moto-pompe et… une jeep ! Car dans l’enceinte de la cité, les rues connaissent des pentes à 20 % et tirer le dévidoir avec la jeep est un gage de rapidité et de sécurité pour les personnels.
Bien que de longue date initiée, la départementalisation a été synonyme de répercussions financières récentes sur le budget du Sdis. Ce dernier a augmenté de près de 4,5 M d’euros en 5 ans. « De gros efforts ont été réalisés sur l’équipement du parc automobile roulant, explique Christophe Dulaud.
Ce domaine était le point le plus noir de notre organisation. De l’extérieur, cela se remarquait peu, car les mécaniciens et carrossiers de l’atelier départemental faisaient des merveilles en “retape”. Mais l’âge moyen des véhicules était vraiment avancé et la mise en réforme ou en réserve de bon nombre d’engins était nécessaire. » Le deuxième axe d’effort financier a concerné la mise à niveau des effectifs de centres de secours, notamment en sapeurs-pompiers professionnels. Cinquante postes ont été ouverts sur cinq ans, les dix derniers SPP devant arriver en 2004. Les temps de travail des SPP sont annualisés et varient selon la catégorie du centre où ils sont affectés. Ainsi, dans les CS de première catégorie, les SPP logés font
56 gardes de 24 heures et 71 gardes de 12 heures, contre 56 et 64 pour les SPP non logés. Dans les 2 CSP, les personnels logés effectuent 109 gardes de 24 heures et 15 gardes de 12 heures, les non logés en effectuent 99 de 24 heures.
Il en est ainsi à Castres, CSP le plus grand du département d’un point de vue architectural. Au dire de tous les SP du département, Castres est la plus belle caserne. Une remise immense, une partie bureaux au couloir interminable, mais déjà un coin vestiaire qui pousse les murs. Un immeuble de sept étages abritant les logements surplombe le centre de secours. De part et d’autre du bâtiment, deux perches de feu permettent aux sapeurs-pompiers d’arriver directement dans les vestiaires. Des conditions de vie et de travail qu’envient les sapeurs-pompiers d’Albi, l’autre CSP du département. Enclavé dans des habitations, le bâtiment occupé depuis 35 ans ne suffit plus depuis longtemps. Une extension a bien été réalisée en 1980, abritant des bureaux, une salle de musculation et un standard, elle non plus ne suffit plus. Un algéco climatisé accueille maintenant le bureau prévision, le foyer est dans un bâtiment à part, les chambres de garde sont à l’arrière du CSP, dans l’immeuble des logements, tout comme la salle de restauration et la salle de cours, ayant trouvé place dans un ancien logement du rez-de-chaussée de l’immeuble.
« Néanmoins, s’il ne se distingue pas par son architecture, dans notre CS il y a un esprit très famille, une vie d’équipe soudée, notent les sapeurs Aymar Roccati et Nicolas Hérail. Il n’est pas rare que les logés choisissent de manger au foyer le midi, le soir les anciens préparent le repas pour toute la garde, et nous sommes nombreux à nous voir en dehors des gardes. ».
L’état de vétusté des centres de secours est actuellement le gros dossier en cours au Sdis 81. En effet, sur la trentaine de centres, un tiers doivent être réhabilités et un tiers doivent être reconstruits. « La programmation des réhabilitations est faite, les premiers travaux doivent commencer rapidement, prévient Jean Roger, président du conseil d’administration du Sdis. Pour tout ce qui est des constructions, qui seront totalement prises en charge par le Sdis, nous avons demandé aux communes concernées de nous trouver et de nous céder des terrains viabilisés. La programmation n’est donc pas encore établie, sans doute faudra-t-il attendre 2005 pour les premiers travaux. Il est sûr que 7 à 10 ans de construction nous attendent. »
Le CS de Lisles-sur-Tarn, classé en troisième catégorie avec 300 interventions par an, espère faire partie de ceux qui bénéficieront d’une construction neuve. Organisés en quatre équipes de garde une semaine chacune, pour les 26 SPV du centre se pose, comme partout ailleurs, le problème de la disponibilité. « Nous pourrions constituer une équipe supplémentaire, note le lieutenant volontaire Serge Modolo. Mais il nous manque un sous-officier. Ceux qui ont le profil pour aller au stage de sergent ne peuvent pas se libérer pendant 15 jours d’affilée, et ceux qui peuvent se libérer n’ont malheureusement pas le profil ! » Cette question du temps revient dans toutes les discussions. Les artisans ayant un engagement de volontaires étaient nombreux fut un temps dans ce CS. Ils le sont de moins en moins, « car il y a davantage d’interventions et le temps passé sur intervention est également plus long qu’avant », estime Alain Falga, artisan maçon et sergent-chef volontaire. « Les évolutions du volontariat, avec l’augmentation des temps de formation et la diversification des interventions, ont fait que certains n’ont pas pu ou pas voulu suivre. Aussi, pour les autres qui restent, la convivialité, l’ambiance familiale qui règne dans un CS est importante. Les contraintes sont telles que, si cet à-côté n’existait pas, sans doute nous ne resterions pas », poursuit le caporal-chef Yvan Pradelles.
L’esprit d’équipe, c’est aussi ce qui caractérise l’équipe SD du Tarn. Pour preuve : aucun des 130 sauveteurs-déblayeurs professionnels ou volontaires du département ne perçoit de rétribution pour les manœuvres et entraînements, pourtant nombreux. En 1980, pour la coulée de boue de Mexico, un officier du département signe le lancement du Tarn dans cette spécialité, à titre gratuit. « Depuis, nous avons gardé ce principe de gratuité, explique le lieutenant Eric Héberlé, chef de la section départementale sauvetage-déblaiement et conseiller technique. Nous pourrions rétribuer ces temps de manœuvre et d’entraînement. Mais nous faisons le choix inverse car nous voulons avoir des personnes motivées pour intégrer notre équipe et y rester. Une équipe d’ailleurs fortement soudée, et ça, c’est primordial. » Officiellement en place depuis 1986, l’équipe SD organise une manœuvre départementale chaque année en plus des 16 heures de recyclage obligatoires, et participe à toutes les manœuvres nationales. Tous les jours dans le département, une unité SD est de garde, parfois davantage. Et lors de l’explosion de l’usine AZF, le Tarn a fourni les premiers renforts SD en détachement constitué.
La seconde équipe spécialisée du département n’est pas en reste. Les plongeurs, au nombre de trois en 1978 lors la création de l’équipe, sont aujourd’hui seize, répartis à Castres, Albi et Lavaur. Ils effectuent une trentaine d’interventions par an. Leurs entraînements ont lieu une fois par mois pendant une journée complète. De plus, des manœuvres sur une demi-journée sont organisées tous les mercredis, à charge pour chacun de trouver le temps de s’y rendre selon l’organisation de la garde ou ses congés. Sept barrages profonds, plusieurs zones en eaux vives, une base de loisirs… les lieux de manœuvres, potentiellement lieux d’interventions, ne manquent pas dans ce département totalisant 700 à 800 km de cours d’eau.
Il existe un dossier résolu depuis deux ans dans le Tarn, faisant couler beaucoup d’encre partout en France : la part variable de l’allocation de vétérance. Elle est versée par le Sdis aux SPV partis avant 1998. Une démarche validée par le contrôle de la légalité en dehors de tout contexte législatif. Comme quoi, d’avant-garde il est encore question. Il pourrait en être de même pour le remboursement des transports sanitaires. « Les 90 euros annoncés par intervention, c’est bien joli, mais chez nous, la chambre des comptes régionale a budgété cela à 388 euros, s’exclame Jean Roger. Nous sommes au tribunal avec l’hôpital d’Albi sur ce sujet. Par deux fois, l’hôpital a été débouté. Nous attendons de voir s’il ira en conseil d’Etat. Car comme nous sommes le premier département a avoir déposé le dossier au tribunal, lorsque décision finale il y aura, elle fera jurisprudence. »
Deux autres dossiers vont occuper les mois à venir. « Nous devons mettre en œuvre, au sein du Sdis 81, une politique de sécurité, indique Christophe Dulaud. C’est une obligation réglementaire puisque nous dépassons 200 personnes au Sdis. Il nous faut mettre en place un CHSCT, analyser les risques de notre propre établissement, prévoir des formations spécifiques… Les élus du conseil d’administration sont conscients de tout cela et nous sommes en passe de nommer quelqu’un dans les prochains mois pour s’occuper de ce dossier. »

Et la formation ?

Le plan de formation doit également être revu. « Pour faire face à tout, nous avons trop peu de formateurs permanents, poursuit le directeur départemental. Et il faudrait quasiment doubler le nombre de jours / stagiaires. La formation étant un groupement spécifique, nous finalisons le dossier avant de le présenter au conseil d’administration. »
Le manque de formateurs s’entend aussi dans le domaine associatif. Un point que souligne clairement le sergent Jacky Dupré, SPP à Castres et animateur départemental et régional des JSP. « Nous avons 6 sections de JSP. Mais pour des raisons pratiques, le recrutement se fait au niveau départemental. Nous organisons des épreuves écrites et sportives, nous permettant d’effectuer une petite sélection tellement nous avons de candidats. Car aujourd’hui, ce qui pose problème, c’est l’encadrement. Encadrer des JSP, c’est un investissement, c’est du bénévolat et c’est contraignant en temps. » Pour autant, les responsables de sections sont convaincus de l’intérêt de cet investissement, seulement 10 % des JSP du Tarn ne devenant ni SPV ni SPP. « Et quand bien même, par la transmission de valeurs civiques, de valeurs collectives, quel que soit le chemin que suivra un jeune, il lui en restera toujours quelque chose », estime le caporal Francis Parra, SPP à Gaillac et responsable de la section JSP de Gaillac.

Inondations

Parfois, de l’eau, il n’en manque pas dans ce département sujet aux inondations. Un souvenir douloureux pour beaucoup de sapeurs-pompiers, notamment pour ceux du CS Labastide-Rouairoux, à l’extrémité sud du département. « En 1996 et 1997, nous avons été localement touchés par des inondations. Nous pensions avoir connu une crue centenaire. 1999 nous a prouvé le contraire, se remémore le lieutenant Thierry Barats. Nous avons eu de gros orages localisés qui ont gonflé brutalement le Thoré. Une coulée de boue a englouti le premier étage d’une habitation, 4 personnes d’une même famille y ont trouvé la mort. Il y a eu des affaissements de terrains, de routes, et nous avons été coupés du monde pendant plusieurs heures. Même les CCF ne passaient plus. Nous avons dû évacuer les 170 pensionnaires d’une maison de retraite. Puis, dans la nuit, avec l’aide de l’armée, nous avons évacué les 500 habitants du village de Lacabarède, des millions de mètres cubes d’eau s’étant accumulés dans une cuvette au-dessus du village.
Le Plan Orsec a été déclenché. Ça a été une journée de folie, sans compter que plusieurs sapeurs- pompiers étaient eux-mêmes sinistrés. ».

Futur plateau technique ?

Cap Découverte est une ancienne mine à ciel ouvert, reconvertie pour une grande partie en parc multiloisirs. Quelques centaines d’hectares sont encore à organiser. Au nombre desquels l’ancien lavoir. Le directeur technique de Cap Découverte, parallèlement adjudant volontaire au CS Saint-Juéry, lance, il y a plusieurs mois, une idée : profiter des possibilités offertes par ce bâtiment pour en faire un extraordinaire plateau technique pour les sapeurs-pompiers de Midi-Pyrénées. L’idée faisant chemin, les directeurs départementaux du Tarn, du Lot et de l’Ariège sont chargés, par leurs collègues de la région, de constituer un dossier allant dans ce sens. « Le bâtiment fait 45 mètres de hauteur, une voie de chemin de fer passe dessous, à l’intérieur, des cellules de 5 mètres par 5 mètres permettraient de faire des maisons à feu, il y a 40 ha de terrain autour pour faire du tout-terrain, des pistes de recherches pour les chiens, de quoi organiser un terrain de manœuvre pour le SD en écroulant une partie du bâtiment,
2 énormes silos remplis d’eau dans lesquels les plongeurs pourraient s’entraîner… le potentiel est énorme », avoue Jean-Marc Raynal. Le site étant friche industrielle et à reclasser, le projet peu obtenir jusqu’à 80 % d’aides publiques par l’Europe, l’Etat, la région et le département. « Pourrait ensuite être créé un groupement d’intérêt public pour gérer ce plateau technique, dans lequel viendraient des Sdis, mais aussi des entreprises privées intéressées par les possibilités de formation. De fait, le Samu de Toulouse et deux grosses entreprises privées se disent déjà intéressés. ». Un beau projet, à suivre…

Quelques chiffres

Géographie
Préfecture : Albi. Deuxième ville du département : Castres. Superficie : 5 780 m2, dont 27 % de surfaces boisées. Population : 343 402 habitants (recensement de 1999). 324 communes. 45 km de réseau autoroutier, 175 km de nationales, 4 050 km de départementales. Point le plus haut : le Montalet (1 260 mètres – Monts de Lacaune).

Personnel
214 SPP, 997 SPV et 84 JSP. Trois équipes spécialisées : SAL, SD, risques technologiques (en cours de constitution).

Equipement
3 groupements, 2 CSP et 29 CS.
46 VSAV et VSAB, 11 VSR, 41 FPT, 5 EPS et 4 CBEA, 11 CCF, 3 RPMA, 3 PCM, 3 VPCE. A la fin du plan d’équipement 2003, l’âge des VSAV/VSAB n’excédera pas 10 ans. En revanche, la moyenne d’âge des CCF et FPT est de 15/16 ans.

Budget
Pour l’année 2003, le budget de fonctionnement s’élèveà 18 680 748 euros, le budget en investissement à 5 414 773 euros. Le coût des secours par habitant est de 45,50 euros par an.

Nombre d’interventions
19 633 interventions en 2002 dont 1 649 feux, 2 627 secours routiers, 12 608 secours à personnes.

Rìsques particuliers
- Risques routiers. 1999 a été une année noire en accidentologie.
- 6 établissements classés Seveso dont 2 en seuil haut (une industrie pharmaceutique et cosmétique ; un entrepôt d’explosifs).
- Inondations du Tarn et de l’Agout. Dernière grande crue : 1999, 5 morts.

Laissez-vous séduire

Gastronomie, histoire, patrimoine industriel, route des vins… un département qui invite à la flânerie. A ne pas manquer :
- Albi et la Toscane albigeoise, les attraits de la cathédrale Sainte-Cécile, le Musée de Toulouse-Lautrec et le charme des vieux quartiers d’Albi ;
- Castres, ville ancienne située aux portes du plateau granitique du Sidobre, construite sur les rives de l’Agout et abritant le Musée Goya ;
- Cordes-sur-Ciel, cité médiévale construite en 1222. Une promenade dans les rues pentues bordées de maisons aux façades sculptées est un voyage dans le temps. Nombre d’entre elles sont d’ailleurs classés patrimoine de l’humanité (maison du Grand Fauconnier, du Grand Ecuyer…). Incontournable : le Musée de l’Art du Sucre et du Chocolat, où les réalisations présentées sont de véritables œuvres d’art.
- Gaillac, cité épicurienne se distinguant par un patrimoine architectural rare au cœur d’un vignoble millénaire.
- Cap Découverte, ancienne mine à ciel ouvert située près de Carmaux devenue le 1er pôle européen multiloisirs. Des dizaines de kilomètres de pistes pour skate, roller, vélo, ski et snowboard sur piste synthétique, luge sur rail, tyrolienne géante, lac et plage de sable, mais aussi un Musée de la Mine, des salles de concert, un parc botanique, etc.